Bon alors, kesskellefout Maybe, hein, puisqu'elle n'a rien à faire justement, pourquoi donc elle n'alimente pas son bloug?
Sauf d'un bouzin pour faire des
vœux.
Pas pieux les vœux, mais apparemment assez pieu.
Or donc, Maybe, kesskellefait pendant les vacances?
Elle décompense.
Pour une fois, pas en étant malade (cf
BBK) mais en étant à l'état de larve.
Et encore une larve, c'est censé naître à une vie pleine de promesses.
Moi je larve pour retourner dans mon carcan. Heu cocon. Enfin, un peu des deux.
Et donc je n'ai réussi à retourner faire mes moulinets de bras dans l'eau chlorée que hier dimanche.
Mppffff et toute cette sorte de choses.
Donc, depuis
ceci, j'ai lu ( et offert,
haha)
La géopolitique de l'émotion D.Moïsi voir
là, astucieux, intéressant, bien valable dans sa théorie si on reste assez 'large' dans les acceptions, en tout cas ça ouvre des horizons,
et le
Petit traité d'histoire des religions de F.
Lenoir que
je vous recommande pour la mise à la fois en perspective et en temporalité des organisations autour de l'incertain, enfin, de la seule certitude: la mort.
Je vous le recommande. A vrai dire, il pourrait faire office de manuel pour un enseignement laïque de ladite histoire.
Et je suis allée faire razzia en biblio, évidemment.
Cru du moment:
Mon histoire des femmes, M.
Perrot, déjà entendue sur
franceQ mais ça fait du bien à lire, et là aussi: je vous le recommande
Professeurs ... mais femmes - carrières et vies privées
des enseignantes du secondaire au XX° -, M.Cacouault-Bitaud, La Découverte 2007, passionnant, j'ignorais plein de choses sur la façon dont la profession s'est ouverte aux femmes, enfin s'est
ouverte...entrouverte, les diplômes différenciés entre f & h, les niveaux d'enseignement, établissements, les carrières de même etc, en revanche empiriquement, la façon dont le métier de prof
femme ( et d'instit, hein) est envisagé à un niveau socio-politique comme à la fois d'appoint et comme bon pour avoir le temps de s'occuper de son ménage et sa famille (comprenez: les z'enfants),
ça je savais déjà :-)
Paaaaaaaaaarticulièrement intéressant
L'enjeu d'exister D.
Sibony, Seuil,
2007.
Ecrit en réponse au 'livre noir de la psycha', bouquin qui enfonce des portes ouvertesen correspondance avec l'idéologie du moment.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les thérapies autres que l'analyse, sans avoir jamais osé vous demander s'il serait bon de le savoir avant de commencer l'une d'elles
:-)
Ha... le transfert ponctuel suggestif, ha la prescription de symptôme et ses secrets, ha les interprétations marchandes, ha les équivalences de systémes, ha ... bref...comment ces thérapies
reprennent, sous d'autres noms, des notions proposées par Sigmund, tout en s'en défendant d'autant plus fort qu'elles sont vexées de ne pas les avoir trouvées elles-mêmes et surtout d'avoir à s'en
servir pour que ça marche.
Avant d'être déconditionné-e / reconditionné-e via une TCC pour être bien adapté-e au monde, et moins le faire ch..., je vous le recommande++
Faudrait que j'en fasse un post plus fouillé, tiens, de celui-là.
Edit: pour le plaisir je vous cite J.Cottraux, ponte of the TCC:
"des limites sont apparues ...[en prenant pour base la masse de ceux qui sont acquis aux TCC]:
25% des patients qui présentent une indication de thérapie comportementale refusent de l'entreprendre.
Sur les 75% restants, 25% ne seront pas améliorés.
Sur les 50% améliorés, 20% rechuteront dans un délai de 3 mois à 3 ans.
Ces chiffres incitent à la modestie [...] et invitent à rechercher de nouvelles formes de traitement aussi bienbiologiques que psychologiques." in Les ennemis intérieurs, 2005
Et enfin, car pour ce post, ça suffira, sinon vous aurez les zoeils qui se croisent:
L'homme le bien le mal, Une morale sans transcendance, d'A.Kahn et C.Godin, Stock, 2008.
(pour A.Kahn bien connu, vous fouinerez via gogole ou exalead sur le bonhomme, facile à trouver donc je ne mets pas de lien)
Je sursaute toujours, j'y peux rien, quand je lis le mot 'homme' et/ou tout un texte avec ce masculin-neutre (lol) qui censément recouvre (haha) tous les être humains, parce que je ne sens pas
concernée (enfin si, je suis cernée par mon c.. ahem pardon, mon genre, dans ce cas, qui est féminin, et comme chacun sait, spécifique, pour le coup) mais le bouquin est intéressant.
Comme toujours quand je lis des gens qui causent de morale, je les attends au tournant sur la question du droit à l'avortement.
Et j'ai appris là que Kahn avait milité pour la loi Veil.
(bah ouais, chavais pas qu'il faisait partie des ces toubibs qui voyaient des femmes mourir d'avortements
clandestins et qui furent convaincus de faire qqqchose)
Qu'il comprend le slogan: 'mon corps m'appartient' au sens où nulle autorité ne peut décider des choix de maternité ou non des femmes.
Qu'il considère qu'au final tout avortement est un échec: c'est pas faux, c'est un échec de contraception, de dialectique de couple, d'intégration ou non du vouloir d'enfant dans le désir d'enfant,
etc.
Biologiquement (puisque c'est son domaine tout de même), c'est aussi faire échec à la vie.
Bref, en gros, ça me va.
Mais là où j'ai bien rigolé, même si dans son raisonnement, ça se comprend, c'est quand il dit que le slogan 'mon corps m'appartient' objétise le corps des femmes par elles-mêmes.
Ha lala, et quand elles se torturent les pieds dans des talons aiguillent, se maquillent, se brushent, s'épilent, etc etc, ne sont elles pas aussi dans l'objetisation d'elles-mêmes mais en vue de
rendre ledit objet désirable à l'autre? Curieux comme la destination- heu, le destinataire- de l'objetisation la rend légitime ou non.
Ceci posé, à un autre niveau, je suis d'accord avec l'idée, notamment parce que dans notre société, de plus en plus, nous devons gérer notre corps comme une petite entreprise (cf, comme déjà dit:
La santé totalitaire ou L'empire des coachs)... et que justement, les premières à avoir à le faire sont fatalement les minorités ou les groupes dominés.
Bref, je vous rassure, hormis cela, que je relève parce que je suis une râleuse féministe (pléonasme?) le bouquin vaut vraiment le temps de sa lecture.
Jetez vous dessus: des positions sur le bien/mal qui ne relèvent pas du religieux, ça en fait (du bien).
Edit:
quand même, un peu de détail du bouquin, parce que le titre ne permet pas de se faire une idée:
Prologue: morale et éthique
Partie 1: les fondements non religieux de la morale;
Partie 2: de la conception au trépas;
-naissance et mort, triomphe de la volonté sur le destin (les dieux), médicalisation de l'existence humaine, inversion de valeurs subie par la vieillesse, le déni actuel, l'euthanasie...-
Partie 3: le vie bonne et la vie réelle;
-confusion entre bon/vrai/utile/profitable, innovation vs progrés, régression morale de la médecine, le rapport à son corps, le transformer jusqu'où?, le rapport quotidien à autrui,
individualisme,et projet collectif, la violence, la sexualité, les gender studies, la valeur morale du plaisir mutuel, la prostitution (il est abolitionniste), le sens de la pr0n dans ses rapports
avec la sexualité vécue, son effet de régression massive dans les rapports entre f &h, la morale et la décision publique, l'effondrement du politique, justice et égalité, la démocratie comme
moindre mal et condition de la vie bonne-
Epilogue: vie biologique et vie existentielle, la morale comme résistance, le mal serait-il le narcissisme?
J'en retiens aussi cette proposition:
le propre de l'humain est de pouvoir jouir de faire souffrir l'autre.
Je vous laisse méditer là dessus.
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